Départ de votre DSI ou d'un Manager IT :
que faire en attendant son remplacement ?
Départ définitif ou absence prolongée : les solutions pour assurer la continuité le temps du recrutement, et leurs limites.

L'essentiel
Un poste de DSI ou de Manager IT ne peut pas rester vacant : chaque journée sans leadership coûte, et le recrutement du successeur prendra six à neuf mois. Plusieurs options s'offrent à vous : intérim interne, CDD, ESN ou cabinet de conseil, ou un remplacement de plein exercice le temps du recrutement. Cette page les passe en revue, avec leurs limites, et les retours de dirigeants qui ont traversé la même situation.
Départ définitif ou absence temporaire :
les deux situations qui laissent le poste vacant
Un départ : démission, licenciement, mobilité
Le titulaire part pour de bon, et il faut recruter son successeur. Les deux calendriers se rejoignent rarement : un préavis, quand il y en a un, dure au mieux trois mois, alors qu'un recrutement en prend six à neuf. Une partie de la connaissance du poste part avec lui : historique des décisions, relations avec les prestataires, fragilités connues du SI. La question n'est donc pas de savoir si le poste sera vacant, mais combien de temps.
Une absence temporaire : congé maternité, maladie, accident, détachement
Le titulaire reviendra, mais son absence se compte en mois. L'enjeu est différent d'un départ définitif : préserver l'existant, s'inscrire dans la continuité du style de management en place et suivre les routines établies, pour préparer un retour dans de bonnes conditions, sans engager de refonte que le titulaire n'aurait pas choisie.
Ce qu'un poste de management IT laissé vacant coûte à l'entreprise
Une vacance de direction IT coûte moins par les urgences qu'elle crée que par tout ce qu'elle suspend. Les incidents finissent toujours par être traités, l'organisation sait faire. Ce qui s'arrête, plus silencieusement, ce sont les décisions : la feuille de route perd son incarnation, les arbitrages s'accumulent sans être rendus, et chaque journée sans leadership augmente les risques :
des décisions IT qui ralentissent
des équipes qui se démobilisent, des départs de compétences clés
des métiers qui perdent leur interlocuteur
des projets critiques sans arbitrage clair, ou arrêtés
un manque de visibilité pour la Direction.
LE DÉCRYPTAGE
« La loyauté des collaborateurs va très souvent vers le manager avant même l'entreprise, et le départ d'un manager génère des hémorragies dans les équipes, donc la fuite des talents. »
LE DÉCRYPTAGE
« La loyauté des collaborateurs va très souvent vers le manager avant même l'entreprise, et le départ d'un manager génère des hémorragies dans les équipes, donc la fuite des talents. »
Une vacance de quelques mois peut ainsi coûter des années de reconstruction.
Remplacer un DSI ou un Manager IT : quelles solutions?
Quatre options sont possibles, chacune avec ses atouts et ses limites selon votre contexte.
Faire assurer l'intérim en interne
Confier temporairement le poste à un adjoint ou à un membre du Comité de Direction est la solution réflexe. Elle peut tenir quelques semaines, rarement plusieurs mois : la personne cumule deux charges et se retrouve en position ambiguë vis-à-vis des équipes, surtout si elle est candidate à la succession. Et en IT plus qu'ailleurs, la légitimité du leader passe par sa crédibilité technique : sans elle, chaque arbitrage devient une négociation.
LE DÉCRYPTAGE
« On a aussi des DG qui se proposent en intérim sur cette fonction et qui se disent : “Finalement, je vais faire l'intérim, ça ne doit pas être si compliqué.” Or, on sait qu'au niveau des équipes IT, la légitimité de l'expérience est clé pour le leadership. »
Laurent Burguière, Directeur Général Adjoint de la CASDEN Banque Populaire, a d'abord fait ce choix : il a assuré lui-même la fonction de DSI, avant de rechercher un DSI de transition pour reprendre le poste.
Recruter en CDD ou accélérer le recrutement en CDI
Le CDD se heurte à une réalité de marché : les dirigeants IT expérimentés et immédiatement disponibles n'en cherchent pas, et son délai de recrutement reste celui d'un CDI. Accélérer le recrutement définitif expose à un risque plus coûteux encore que la vacance : la précipitation. On abaisse ses exigences, on choisit le candidat disponible plutôt que le bon, et une erreur sur un poste de direction IT se paie pendant des années. Les meilleurs profils sont en poste, avec des préavis de plusieurs mois.
ILS L'ONT VÉCU
« Nos processus internes de recrutement sont assez longs. »
Recruter en CDD ou accélérer le recrutement en CDI
Les ESN et cabinets de conseil savent fournir des compétences, rarement incarner un poste de management vacant. Un remplacement exige une personne pleinement intégrée à votre gouvernance, qui manage vos équipes, arbitre et engage la direction, sans agenda commercial chez vous.
ILS L'ONT VÉCU
« J'avais besoin d'un profil expert, capé, pendant une durée donnée, je n'avais pas envie de travailler avec une ESN avec leur mode de fonctionnement. »
Faire appel à un manager de transition
Le management de transition consiste à confier le poste, pour une durée définie, à un dirigeant très expérimenté ayant déjà exercé une fonction équivalente dans un contexte proche du vôtre. Il prend réellement le poste : il manage, pilote, arbitre, siège dans vos instances, puis transmet à son successeur recruté en CDI. C'est la réponse la plus directe au problème posé : un titulaire de plein exercice, opérationnel en quelques jours, sans engagement de long terme ni conflit d'intérêt avec le recrutement en cours. Et en tenant le poste, il vous redonne le temps de bien recruter.
ILS L'ONT VÉCU
« Nous n'avions jamais envisagé de faire intervenir un Manager de Transition temporairement sur un poste pérenne afin d'assurer le quotidien en attendant le recrutement définitif. »
Exemple : assurer la continuité le temps du recrutement chez Veolia
Chez Veolia Water Information Systems, des équipes se sont retrouvées sans manager, le temps de recrutements que les processus internes rendaient longs. Des managers de transition ont pris les postes, en plein exercice.
ILS L'ONT VÉCU
« En une ou deux semaines, au maximum, ils avaient déjà pris leur poste à 100 %, comme s'ils avaient toujours été là. »
Et l'exercice réel du poste a servi le recrutement lui-même : « Cette expérience nous a aidés à faire le point sur le profil que l'on voulait vraiment. »
Comment se passe un remplacement par le manager de transition ?
Le bon profil : expérimenté, surdimensionné, immédiatement opérationnel
Trois critères font la différence : une expérience éprouvée d'une situation comparable, un niveau supérieur aux exigences du poste, ce surdimensionnement permettant d'être opérationnel en évitant les six mois de montée en charge d'un recrutement classique, et un savoir-être compatible avec votre culture, pour être rapidement accepté par les équipes fragilisées par le départ.
ILS L'ONT VÉCU
« Les candidats semblaient au premier abord disproportionnés. Cependant, cette approche s'est avérée judicieuse. L'apport d'une personne dotée d'une grande expérience, stable émotionnellement et sans enjeux personnels, a été un atout considérable. »
Les étapes, de votre premier appel à la prise de poste
Avec Infortive, vous exprimez votre besoin, nous l'enrichissons de notre connaissance du marché et des enjeux IT, puis nous formalisons ensemble la lettre de mission. Sous 48 heures, nous vous présentons des profils issus de notre vivier de plus de 3 000 managers de transition, évalués en amont et suivis dans la durée. Dans les situations urgentes, la mise en place peut se faire en 48 heures.
La mission est ensuite pilotée en tripartite par un Directeur de Mission Infortive, avec un rapport d'étonnement à trois semaines pour réaligner les objectifs si nécessaire, et une fin de mission anticipée pour organiser le transfert vers le successeur. Il arrive d'ailleurs qu'après le rapport d'étonnement, la mission de remplacement évolue en mission de transformation : c'est cette concertation tripartite qui permet d'ajuster le cap en cours de route.
Et vos équipes dans tout ça ?
Comment des équipes qui viennent de perdre leur manager vont-elles accueillir un externe ? L'expérience montre que la légitimité s'installe vite, à deux conditions : un niveau technique et managérial incontestable, et une communication claire dès le premier jour, que nous cadrons systématiquement au démarrage.
ILS L'ONT VÉCU
« Il y a eu une phase d'observation, comme il y en aurait eu pour un recrutement interne. Très vite, ils ont vu qu'il avait le niveau technique attendu. [...] En réalité je l'intègre comme s'il était DSI titulaire. »
Il sécurise aussi le recrutement de son successeur
C'est le bénéfice le moins connu du dispositif, et sans doute le plus précieux ici : le manager de transition tient le poste et, en même temps, facilite la réussite de celui qui le reprendra en CDI.
Son regard terrain affine d'abord le profil recherché, car quelques semaines d'exercice réel du poste en disent plus qu'une fiche de poste théorique. Il arrive d'ailleurs que le besoin lui-même ait changé : le temps du bâtisseur et le temps du gestionnaire appellent des profils différents, et après une transition qui a posé la feuille de route ou mené la transformation, le titulaire à recruter n'est plus celui qu'on aurait décrit dans l'urgence du départ. Il organise ensuite la passation : « Le Manager de Transition va cadrer et tracer la voie, son successeur n'aura plus qu'à suivre le chemin », résume Stéphanie Quirino (Veolia). Enfin, le poste étant tenu, vous recrutez au rythme qui garantit le bon choix.
LE DÉCRYPTAGE
« Il y a le temps du bâtisseur, puis le temps du gestionnaire. Ce ne sont pas deux valeurs, ce sont deux phases. Le manager de transition est un bâtisseur : il arrive, transforme, s'en va. Quand les choses sont construites, il s'ennuie. »
ILS L'ONT VÉCU
« Au bout de trois semaines, j'étais déjà bien onboardé. »
Pour ce cas de figure précis, notre offre sans couture combine management de transition et executive search : le manager de transition assure la continuité pendant que nos équipes mènent la chasse du titulaire, avec un seul interlocuteur pour les deux volets.
Vos questions sur le remplacement d'un DSI ou Manager IT
En combien de temps un manager de transition peut-il être en poste ?
Nous présentons des profils qualifiés sous 48 heures. Une fois votre choix arrêté, le manager s'approprie le contexte en 48 heures et il est immédiatement opérationnel, car il justifie d'au moins une expérience dans un contexte technologique, organisationnel et humain similaire au vôtre. En cas d'urgence, l'ensemble du dispositif peut être mis en place en 48 heures.
Combien de temps dure une mission de remplacement ?
En moyenne 7 mois, avec des durées allant de 3 semaines à 18 mois selon les contextes. Pour un remplacement, la mission couvre la vacance, le temps de la chasse, puis le tuilage avec le successeur.
Combien coûte un manager de transition ?
Le manager de transition est facturé au temps passé, sur la base d'un TJM qui dépend du niveau du poste et du contexte, honoraires d'Infortive inclus, sans frais de recherche. Ce coût est à mettre en regard de ce qu'il évite : les dérives d'un poste vacant et le coût, bien supérieur, d'un recrutement raté. « Le TJM est en cohérence avec le niveau du profil proposé. Le retour sur investissement est bon », en témoigne Laurent Aucouturier (MACIF). 90 % des missions de management de transition apportent un ROI tangible.
Quelle différence entre un manager de transition, un CDD et de l'intérim ?
Le CDD et l'intérim sont des contrats de travail, avec un recrutement à mener et un lien de subordination classique. Le manager de transition intervient en prestation, avec des objectifs définis, un pilotage tripartite et une date de fin. Surtout, les dirigeants IT expérimentés disponibles immédiatement ont choisi ce statut : on ne les trouve ni en CDD ni en intérim.
Le manager de transition peut-il être recruté en CDI ensuite ?
C'est rare, et c'est positif pour vous : les managers de transition ont choisi ce statut pour mener des missions d'un point A à un point B, sans logique de carrière. Cette absence d'ambition sur le poste garantit qu'il n'existe aucun conflit d'intérêt avec le recrutement de votre futur titulaire, que nous déclenchons au moment opportun, défini ensemble.
Comment annoncer l'arrivée du manager de transition aux équipes ?
La communication interne fait partie du démarrage de mission : nous définissons avec vous, avant le premier jour, le message aux équipes, aux pairs et aux directions métiers. La clarté du dispositif (une mission, une durée, un objectif de continuité) lève la plupart des inquiétudes, comme à la CASDEN où le DSI de transition a été intégré jusqu'au comité d'état-major.
Vous faites face au départ d'un DSI ou d'un Manager IT ?
Nous vous proposons un échange confidentiel pour qualifier votre situation et vos options.






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